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MERCREDI 12 FÉVRIER 2020 (14h00)
à GURGY (Espace Culturel)

EXPOSITION "RETRO-ACTIVE" (Photographies) par Aline Isaord (du 8 au 23 février)


Durée / Horaire : 14h à 18h
Accès : Entrée libre
Contact info/resa : 03 86 53 02 86 / 07 89 27 74 67
Email : culturetourisme.gurgyyonne@gmail.com
Site web : www.gurgy.net
Organisateur : Commune de Gurgy

Du 8 au 23 février 2020 les mercredis, samedis et dimanche de 14h à 18h

Vernissage : Samedi 8 février à 18h30 (en présence de l’artiste)

Espace culturel - Place de l’Eglise 89250 Gurgy


Aline Isoard vit et travaille à Perrigny (Yonne).

Aline Isoard est plasticienne de formation et sa pratique jusqu'à ces dernières années l'amenait à réaliser des sculptures dont le matériau de prédilection était le verre.

Avec des jeux de compartiments vitrés, des effets de miroir, la transparence des espaces et ses reflets trompeurs perturbés par des graphismes colorés ou gravés, ses oeuvres modifiaient notre perception des plans assemblés lors de nos déplacements autour de l'oeuvre elle-même. Expérience que l'on peut faire en allant voir sa sculpture placée au centre du réfectoire du lycée Saint-Germain à Auxerre. Depuis Aline Isoard a repris son appareil photographique, aussi est-il tentant de voir dans ses clichés un lien avec sa pratique antérieure, telle une nouvelle façon de questionner l'espace et de le confronter à sa propre mise en représentation.

C'est dans l'habitacle cloisonné de vitres d'une voiture que ses photographies sont réalisées et ce lieu clos et protecteur fonctionne comme une lumineuse, et donc paradoxale, chambre noire où le renversement des espaces s'opère grâce aux reflets des rétroviseurs. Par le trajet de l'automobile en mouvement, une dimension spatio-temporelle est de fait incluse car il y a dans chaque tirage, l'image du chemin parcouru combiné au paysage vers lequel le véhicule se dirige. De même, la photographe inscrit constamment dans ses prises de vues un lien entre l'intérieur et l'extérieur de l'habitacle. Ce lieu, presqu'exclusif, de production de ses images condense des éléments significatifs de sa pratique
antérieure comme il réinvestit les caractéristiques d'une mise en représentation de la photographie dans ses clichés mêmes. Au-delà des jeux d'espaces caractéristiques des séries réalisées par Aline Isoard, une vision proche d'un reportage sociologique n'est pas non plus exclue dans ses photos.

Sur les voies de circulation avec ses automobiles aperçues furtivement, l'artiste nous livre un témoignage social sur un monde nomade avec ses gens, ses objets, valises et paquets ficelés sur les galeries des voitures et ses camions avec leurs marchandises sur des remorques. Dans les deux sens du flux autoroutier, des capsules humaines en mouvement circulent sur les grands axes de transhumance.

La saisie des attitudes des conducteurs anonymes et des passagers, leurs gestes, leurs tenues et accessoires entr'aperçus par les portières de côté ou dans la lunette arrière, les grigris suspendus aux rétroviseurs et les fragments de carrosseries sont révélateurs d'un milieu, d'une fonction, d'une appartenance à une sphère culturelle et professionnelle, déductibles des seules apparences représentées. De plus avec le temps, cette vision ethnographique se trouvera naturellement renforcée... mais telle n'est pas la finalité première de cette oeuvre.

Après une sélection de ses prises de vue, Aline Isoard retravaille les tirages numériques qu'elle a effectués. Elle fait subir à leur couche pigmentaire des opérations manuelles pour supprimer, aussi bien que pour les révéler, des détails, des éléments graphiques, mais également afin d'atténuer des couleurs ou des contrastes...

Les techniques d'intervention sont variées, à l'instar des outils employés pour gratter, graver, poncer, élimer... afin de produire des teintes par décoloration, des matières par dématérialisation de la couche superficielle du support, une manière de peindre par retrait, de gommer pour créer.

Cette ingérence manuelle intrusive sur le support numérique vise à être perçue comme telle puisqu'il ne s'agit pas de camoufler les défauts techniques d'une image mais de montrer qu'on en modifie physiquement les constituants pour en proposer une nouvelle lecture de la représentation initiale. Aline Isoard vise à la destitution de l'emprise de la réalité sur la photographie pour l'entrainer vers la complexité d'une pensée plastique où la main de l'artiste a repris le dessus.

Jacques Py, commissaire de l’exposition

SAISON

SAISON CULTURELLE DE GURGY - Expositions d'art contemporain, peintures, photos, sculptures, salon du livre, animations diverses

SAISON CULTURELLE DE GURGY

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